Metronomy, un second single old school

A deux mois de sortir son nouvel album, le groupe sort le single Love Letters. Après le titre I’m Aquarius qui signait le retour très attendu de la bande interprète de The Look, Love Letters donne son titre au 4 e opus du groupe. Le quatuor passé par l’experimental et l’electro et la pop célébrée sur l’album The English Riviera  s’adonne  cette fois à la pop old school façon Motown.

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Toutes les facettes de Patrice

On connaît surtout Patrice pour ses titres Everyday Good, Sunshine ou encore Soulstorm. De retour cette année avec un nouvel album The Rising of the Son, le chanteur a donné son premier concert au Trianon ce jeudi 5 décembre. Retour en vidéo sur le live énergique et très généreux de Patrice qui a multiplié les rappels pour le plaisir de son public.

Patrice arrive sur scène après Nora Abakar, une première partie agréable et très douce qui fait descendre la pression de l’attente. Le Trianon est plein de fans -du genre fanatiques- qui hurlent au moindre mouvement derrière le grand rideau blanc qui diffuse les derniers clip de Patrice et le très entraînant Cry Cry Cry. Car il se fait attendre, longtemps. Et lorsqu’il arrive enfin, il fait monter la température avec un flegme insolent. La salle se réchauffe à mesure que Patrice joue tous les morceaux qui ont fait sa gloire.

Au-delà de retrouver une semi légende d’un reggae très accessible et extrêmement populaire. Car qui n’a jamais dansé sur une chanson de Patrice ? C’est également l’occasion de vivre un pur moment de musique live. Bien entourée, Patrice a donné un coup de fouets à tous ses morceaux en les agrémentant de phases d’afrobeat et de blues-rock énergique.

Après plus de dix ans de carrière, Patrice Bart-Williams a eu le temps de diversifier sa musique. Une œuvre intrinsèquement liée au vécu et aux émotions multiples qui semblent l’habiter quand il s’exprime de sa voix poignante, et sans défaut.

Chaque intention sonne juste et la maîtrise est telle qu’il s’en amuse en passant en un centième de seconde de l’aigu au grave, du doux au rocailleux.

Spotify révèle ses chiffres

La musique en streaming nourrit-elle les artistes ?

Spotify a décidé de donner un début de réponse à cette question qui semblait déchirer Thom Yorke et Moby il y a quelques jours. Le quotidien anglais The Guardian a annoncé ce mardi 3 décembre le lancement du site Spotify Artist.
Une nouvelle plateforme qui explique aux utilisateur du célèbre fournisseur de musique en streaming comment son système économique fonctionne mais surtout combien l’artiste que l’on écoute est rémunéré pour un seul click sur son titre.

Si nous avions estimé la fameuse somme reversé par spotify aux artistes à quelques centièmes de centimes d’euros, les chiffres révèlés par le site de streaming sont un peu plus élevés.

En moyenne, les ayants droit toucheraient entre 0,6 et 0, 84 cents. Une somme qui peut être divisée en de très nombreuses part comptant label, manager, artiste, auteur … Ces deux derniers se partageant généralement la part la plus faible.

Spotify va encore plus loin en nous confirmant que la musique ne paie que si on est Eminem ou Lady Gaga : un album de musique indé rapporte 2 421 euros au mois de Juillet alors qu’un album du top des charts rapporte lui 312 822 euros.

Et le site de musique en streaming n’oublie pas de nous rappeler qu’il y a toujours pire : comme Youtube. Spotify déclare payer entre 4 417 et 6 182 euros par million d’écoute alors que le service de vidéo en streaming ne le fait qu’à hauteur de 2 207 euros.

Un gros coup de com’

Ce jeudi, Nigel Godrich, le producteur de Radiohead et collaborateur de Thom Yorke au sein du projet Atoms For Peace, continuait de pester contre Spotify. Le musicien s’est indigné de la dernière initiative de Spotify à travers 6 tweets au ton sarcastique et accusateur :

No more secret math!!?? Yes at last they admit the existence of secret math!!! This is hilarious…

— nigel godrich (@nigelgod) December 5, 2013

« Plus de calculs secrets ! Au moins ils admettent qu’il y en avait un secret là-dessus, c’est hilarant ! »

And then the pay off – People of earth! Please subscribe if you love musicians. Get the free account and artists can afford healthcare…

« Et le coup de grâce ! S’il vous plaît, souscrivez à un compte si vous aimez les musiciens. Activez un compte gratuit et offrez une mutuelle aux artistes. »

Pour le producteur, la nouvelle plateforme Spotify Artist n’est qu’une opération de communication bien ficelée. Une nécessitée pour l’entreprise suédoise qui a récemment perdu plus de 200 labels via la société ST Holding. Mi-novembre la firme se retirait  du catalogue du site de streaming pour des questions d’argent.
De plus, depuis sa création en 2006, le suédois accessible dans 17 pays dans le monde perdrait toujours de l’argent. Une situation qui dure et qui deviendrait de plus en plus inquiétante pour Nigel Godrich qui en profite encore pour se moquer de Spotify.

« Je pense que Spotify doit vraiment être inquiet. Il court en ce moment une rumeur qui dit qu’il perd des abonnés. »

Reste à savoir si cette prétendue chute d’abonnés concerne les fans de Radiohead et d’Atoms For Peace.