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BLEACH : Le classique de Nirvana

Anecdotique mais capital, Nirvana aurait fêté cette année les 25 ans de la sortie de son premier album.

Sombre, torturé et assourdissant, Bleach a sorti Nirvana de l’anonymat.
En 1989, le trio n’est qu’un groupe de rock parmi tant d’autres à Seattle où l’on reconnaît déjà ce style brut et bruyant que le journaliste anglais Everett True qualifie de « grunge » au début des années 80.

Bleach s’impose comme une référence du genre alors que Nirvana vient à peine de signer sur le label Sub Pop Records. Aux Etats-Unis 1, 7 millions de copies sont vendues. Disque d’or en France et au Canada. Disque de Platine au Royaume-Uni. Il reste à l’heure actuelle le plus gros succès commercial du label indépendant.

Avec ses onze titres dont la durée totale excède à peine la demi heure, Nirvana réussi à capturer le désespoir avec simplicité, désinvolture et honnêteté. Le son est brutal et sans concession, comme une forme d’innocence. Les titres racontent l’univers étrange et tordu de Cobain entre blagues potaches, love songs et faits divers glauques de la ville d’Aberdeen dont il est originaire.

Mélodique et énergique, cet album est celui qui se démarque de Nevermind et d’In Utero, par la simplicité et la violence qu’il suggère. On y trouve déjà About A Girl ainsi que l’écriture énigmatique et parfois proverbiale de Cobain.

Selon la légende, les chansons de Bleach aurait été écrites un jour avant l’enregistrement de l’album ; pour lequel une trentaine d’heure et 607, 17 dollars empruntés au second guitariste du groupe auraient suffit.

Tout le monde parle du nouveau Sun de Cat Power

Son album ne sort que dans quelques jours mais on la voit déjà partout. Elle, Cat Power, une chanteuse américaine qui sortira le 11 septembre son neuvième album, Sun. Et oui après tant d’albums il est peut -être temps de s’intéresser un peu au personnage. EgoKult vous explique comment en parler sans savoir de quoi il s’agit.

Qui est Cat Power ? 

Pochette de l'album, You Are FreeC’est une américaine de 40 ans, née sous le nom Charline Marie Marshall dite Chan Marshall aux USA et plus précisément à Atlanta. Auteure et interprète, Chan compose sur une guitare ou un piano. Dans le music bizz depuis plus de 15 ans, elle a enregistrée son premier album Dear Sir, en 1995. Mais tout commence vraiment a bien aller pour elle lorsqu’elle sort l’album You Are Free en 2003. C’est son sixième album, la presse est unanime. C’est vachement bien.

Succès commercial, You Are Free s’écoulé à plus de 30 000 exemplaires après 5 semaines passés chez les disquaires et grands distributeurs.

Pourquoi n’est-elle pas déjà connue si c’est si bien ?

Elle est connue ! Parmi les amateurs de bonne musique folk et rock. Si ce n’était pas votre came parce que vous préfériez écouter Christina Aguilera ou Moby, ou encore que vous faisiez un blocage tardif sur les Spice Girls, n’en parlez pas. Même pour rire, pour peu que vous parliez de la divine Cat avec un connaisseur, il ne vous le pardonnerait jamais et vous seriez à ses yeux l’équivalent d’un footix pour un amateur de football. Si vous avez perdu le fil, ne retenez que cela. Gardez vos mauvais goût musicaux pour les fins de soirées alcoolisées. Les seuls moments où il est permis de révéler sa vraie nature.

Vous pouvez aussi donner une vraie réponse.

Pochette de l'album The GreatestYou Are Free dont on vous a parlé plus haut comme étant l’album de la révélation n’est pas le seul album de Cat Power consacré par la critique. Il y a six ans, elle livrait  à son public The Greatest (2006), l’autre opus qu’il faut retenir, à défaut de l’avoir écouté.

Et dans la foulée, vous pouvez aussi écouter quelques morceaux de son album de reprises, Jukebox (2008)  – un domaine dans lequel elle excèle contrairement à Lana Del Rey (C’est un blog, il faut bien quelques private joke de music addict).

L’album sorti deux ans après The Greatest contient une superbe reprise de New York New York, ce morceau rendu célèbre par Frank Sinatra à la fin des années 70, de Lost Someone de James Brown (1962) mais aussi de Don’t Explain (1966) de Nina Simone une des influence de la chanteuse.

La chaîne Youtube de Cat Power regorge par ailleurs de petites reprises savoureuses. Notamment une très remarquée I can’t Get No (Satisfaction) des Rolling Stone (1965).

Que dire aux gens qui défient votre savoir ?

Citez Pitchfork ! Et si vous ne lisez pas l’anglais dîtes simplement que la référence, Pitchfork, se trompe rarement. Le site spécialiste de la musique indé a donné 7.9 sur 10 à l’album Sun.

Quelques trucs inutiles à savoir sur elles pour montrer que vous êtes vraiment intéressé 

Elle a joué dans My Blueberry Nights de Wong Kar-wai en 2007. On a beaucoup parlé du film pour la prestation d’une autre chanteuse américaine, Norah Jones.

Elle n’a pas de manager et tout va bien.

Elle aime beaucoup Nina Simone

Si on vous demande par quel album commencer

Définitivement You Are Free … Pourquoi ?

EgoKult vous l’a dit plus haut, c’est grâce à cet album que tout le monde a commencé à dire qu’elle est -vraiment- une chanteuse stylée. La plupart des gens avec qui vous aborderez le sujet ne le connaitront pas voir à peine puisque cet opus est sorti il y a presque dix ans.

Mais,vous pourrez dire que vous avez découvert « comme tout le monde », l’artiste à ce moment là grâce au titre Maybe Not. Vous pouvez aussi vous reporter aux reprises de sa chaîne Youtube également citée plus haut. Il est toujours bien vu d’abjurer les radios grand public et de dire qu’on erre sur les Internets pour découvrir de nouvelles choses.

Sun est-il vraiment bien ?

Oui. Cet album commence comme une bonne playlist, des riffs bien choisis et une rythmique entrainante, on entre tout de suite dans ce 11 titres dont les premiers mots sont « Never knew love like this » du morceau Cherokee ( les traumatisés de l’amour et autres dépressifs chroniques apprécieront). Sun se termine avec la guitare grungy de Peace and Love qui fait penser à certains sons de Sonic Youth remixé par une sorcière de la pop. Oui, là, on s’emporte un peu.

Jamais décevante, la voix de l’américaine se pose avec énergie et douceur sur chacun des titres. A la fois sombre et dansant, Sun est un album pop rock dont les chansons ne rappellent rien d’autre que la musique de Cat Power et dont la simplicité et l’efficacité s’approche sans doute du génie.

Notre morceau préféré … (qui peut aussi devenir le vôtre)

Ruin, pourquoi ? Pour la session rythmique batterie / piano qui fonctionne particulièrement bien et le joli refrain pop qu’on a envie de reprendre tout de suite.

3 6 9, une fois encore pour l’efficacité du refrain et les variations de la chanson.

Et si sa musique vous ennuie ?

C’est parce que vous n’aimez pas la musique profonde et qui sent l’artiste torturé dès les premières lignes de basses. Vous préférez vous plonger dans les sons moins tristes et tout aussi agréables de la musique pop. Feist fera très bien l’affaire. Soft, populaire ( musique de la pub Ipod Nano, en 2007) et étiquetée bonne musique dans la tête de ceux qui savent.

Quoi qu’il en soit, passer pour un gros naze qui n’a rien compris n’engage que vous. Vous pouvez aussi dire que c’est de la merde si ça vous chante.

Ha et qu’on soit bien d’accord, Feist et Cat Power n’ont rien à voir. Si vous voulez rester dans le même registre parlez plutôt de PJ Harvey, ça n’a rien à voir non plus mais c’est tout de même moins éloigné. Mais bien considéré, ne vous risquez pas à faire de comparaison si vous ne savez pas. Défilez vous en faisant une blague sur le pseudo de Cat Power qui vous mènera certainement à une discussion moins compliqué sur le sexe. Un sujet qu’a priori tout le monde maîtrise. Oui on vous conseille ça parce que Cat -en anglais- ça signifie « chat ».